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Vol. 53, No. 12, December 2007, pp.2132 - 2138 Copyright © 2007 by The College of Family Physicians of Canada
Maternal outcomes of cesarean sectionsDo generalists patients have different outcomes than specialists patients?Kris Aubrey-Bassler, MD MScSarah Newbery, MD CCFP FCFP Len Kelly, MD MClSc CCFP FCFP Bruce Weaver, MSc Scott Wilson, MD CCFP Lecturer in Family Medicine at the Northern Ontario School of Medicine in Marathon, Ont Associate Professor of Family Medicine at the Northern Ontario School of Medicine Associate Professor of Family Medicine at the Northern Ontario School of Medicine and an Associate Clinical Professor of Family Medicine at McMaster University in Sioux Lookout, Ont Assistant Professor of Biostatistics in the Human Sciences Division at the Northern Ontario School of Medicine Family physician in Marathon Correspondence to: Dr Aubrey-Bassler, Marathon Family Medicine Team, Box 300, Marathon, ON P0T 2E0; telephone 807 229–3243; fax 807 229–2672; e-mail Kris.Aubrey{at}normed.ca OBJECTIF Comparer les issues maternelles des césariennes pratiquées par des omnipraticiens à celles pratiquées par des spécialistes. TYPE DÉTUDE Étude rétrospective ajustée pour la comorbidité. CONTEXTE Hôpitaux, pour la plupart petits et isolés, des provinces de lOntario, de la Colombie-Britannique, de lAlberta et de la Saskatchewan comparés à des programmes dobstétrique spécialisés de tous niveaux offerts au Canada. PARTICIPANTS Quinze omnipraticiens effectuant des césariennes et ayant moins dun an de formation chirurgicale. MÉTHODE À laide de la Base de données sur les congés des patients de lInstitut canadien dinformation sur la santé pour les années 1990 à 2001, nous avons apparié chacune des 1448 césariennes effectuées par les omnipraticiens à trois cas effectuées par des spécialistes en recherchant la comorbidité. Au total, nous avons analysé les issues de 5792 césariennes. PRINCIPALES ISSUES ÉTUDIÉES Éléments de morbidité importante possiblement attribuables à la chirurgie: décès, infection, arrêt cardiaque, choc, hypotension, ileus ou obstruction intestinale, infection puerpérale majeure, embolie septique ou graisseuse, hémorragie postpartum nécessitant une hystérectomie, besoin de réanimation cardio-respiratoire, ou intervention chirurgicale additionnelle; et toute morbidité importante: morbidité chirurgicale importante, syndrome coronarien aigu, endocardite, œdème pulmonaire, problème cardiovasculaire, pneumothorax, insuffisance respiratoire, embolie de liquide amniotique, complications de lanesthésie, thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, insuffisance rénale aiguë, et besoin de ventilation mécanique. RÉSULTATS Le taux pour toute morbidité majeure était plus élevé chez les patientes des omnipraticiens que chez celles des spécialistes (3,1% vs 1,9%, rapport de cotes [RC] 1,6, intervalle de confiance [IC] à 95% 1,1 à 2,3, P = ,009); il en est de même pour le taux de morbidité chirurgicale importante (2,5% vs 1,6%, RC 1,6, IC à 95% 1,1 à 2,4, P = ,024). Dans le cas des variables de la morbidité importante, les différences nétaient pas significatives si on excluait les infections postpartum importantes (toute morbidité majeure 1,5% vs 1,1%; morbidité chirurgicale majeure 1,0% vs 0,8%). Les issues secondaires incluaient, le taux de transfert à un établissement de soins actifs (6,0% vs 1,5%, RC 4,6, IC à 95% 3,6 à 6,5, P < ,001), la durée moyenne du séjour hospitalier (5,2 vs 4,9 jours, P = ,006), le besoin de transfusion (5,9% vs 7,0%, RC 0,76, IC à 95% 0,5 à 1,1, P = ,11) et la fréquence des erreurs chirurgicales (0,8% vs 0,7%, RC 1,1, IC à 95% 0,6 à 2,3, P = ,72). CONCLUSION Même si le taux de morbidité importante était plus élevé chez les patientes des omnipraticiens, les différences étaient entièrement attribuables au taux dinfection postpartum. Dans les deux groupes, le taux dinfection était de beaucoup inférieur au taux attendu. Lobservation que les taux de transfusions sanguines et derreurs chirurgicales étaient semblables donne à penser que la technique chirurgicale nétait pas responsable des différences entre les groupes. Nous concluons que ces omnipraticiens qui avaient eu un entraînement préalable moyen de 4 mois pratiquaient des césariennes avec un degré de sécurité acceptable par rapport aux spécialistes.
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