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Vol. 53, No. 6, June 2007, pp.1054 - 1055 Copyright © 2007 by The College of Family Physicians of Canada
Epidemiology of early-onset neonatal group B streptococcal infectionImplications for screeningGerald Konrad, MD AAFPAlan Katz, MSc MB ChB CCFP Assistant Professor in the Department of Family Medicine at the University of Manitoba in Winnipeg, where he serves as Unit Director for the Family Medical Centre teaching unit Associate Professor and Research Director in the Department of Family Medicine at the University of Manitoba and a Researcher at the Manitoba Centre for Health Policy Correspondence to: Dr Gerald Konrad, Family Medical Centre, 400 Tache Ave, Winnipeg, MB M2H 3E1; telephone 204 237-2863; fax 204 231-2648; e-mail gkonrad{at}sbgh.mb.ca OBJECTIF Déterminer les différences dans les résultats dun dépistage universel par rapport à ceux dun dépistage selon le risque en se fondant sur lépidémiologie des infections aux SGB à début précoce à Winnipeg, au Manitoba et examiner leurs répercussions sur le dépistage prénatal des SGB. CONCEPTION Une vérification aléatoire et rétrospective de 330 dossiers de femmes en soins hospitaliers intra-partum et une vérification rétrospective des dossiers de tous les nourrissons présentant une infection aux SGB à début précoce sur une période de 2 ans. CONTEXTE Les 3 hôpitaux à Winnipeg au Manitoba offrant des services intra-partum. PRINCIPALES MESURES DES RÉSULTATS On a vérifié dans les dossiers médicaux des mères les antécédents de dépistage prénatal des SGB, létat maternel à cet égard, les facteurs de risque cliniques de transmission néonatale des SGB. Les dossiers des nouveau-nés ont ensuite été vérifiés pour déterminer les facteurs de risque clinique de transmission des SGB, les antécédents de dépistage maternel des SGB et létat de la mère à cet égard, le recours à une prophylaxie antibiotique maternelle intra-partum et les résultats chez les nouveau-nés. RÉSULTATS Le dépistage révélait une proportion de 26% de porteuses de SGB dans la population étudiée. De ces femmes, 70% (ou 18% de la population) navaient aucun autre facteur de risque clinique de transmission néonatale de SGB. Le taux de transmission chez les femmes porteuses de SGB non traitées était de 1,74 femme sur 1 000. Les différences dans les résultats entre le dépistage universel et celui en fonction du risque étaient minimes dans cette population. Il faudrait au total un dépistage universel auprès de 3 449 femmes pour prévenir un seul cas dinfection néonatale aux SGB à début précoce qui se produirait si une approche fondée sur le risque était utilisé (3 cas par année). Ce chiffre augmentait à 68 966 femmes pour prévenir un seul décès attribuable aux SGB (1 cas en 7 ans). Le dépistage universel se traduirait par 679 femmes additionnelles par année recevant des antibiotiques intra-partum par mesure de prophylaxie, en plus de celles dépistées en fonction dune approche selon le risque. CONCLUSION Les différences dans les taux de transmission néonatale des SGB découlant dun dépistage universel par rapport à un dépistage fondé sur le risque à Winnipeg exigent un grand nombre de femmes pour quelles deviennent évidentes. Le dépistage universel et la prophylaxie aux antibiotiques de toutes les porteuses de SGB se traduisent par une hausse de lexposition aux antibiotiques dans notre population qui, elle aussi, pourrait poser des risques. Par conséquent, les patientes devraient être consultées dans la décision de procéder ou non au dépistage prénatal des SGB.
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