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Vol. 53, No. 1, January 2007, pp.24 - 25 Copyright © 2007 by The College of Family Physicians of Canada
Réfutation: La marijuana a-t-elle sa place dans la pratique médicale?OUIMark A. Ware, MB BS, MRCP (R.-U.), MSCProfesseur adjoint en anesthésie et en médecine familiale à lUniversité McGill à Montréal, au Québec, directeur médical adjoint à la Clinique de la douleur du CHUM et médecin praticien spécialiste de la douleur. Dr Ware reçoit une aide salariale provenant du Fonds de la recherche en santé Québec et il est récipiendaire de subventions des Instituts de recherche en santé du Canada Les Drs Kahan et Srivastava affirment que la marijuana est prescrite «sous lapparence dun traitement médical» et sobjectent à ce que lon «déguise cette substance en thérapie médicale». Ce refus daccepter que le cannabis fasse partie du traitement de certains patients va à lencontre de lopinion médicale actuelle dont la position est adoptée par lAssociation médicale canadienne1. On ne prescrit pas du cannabis en vertu du Règlement sur laccès à la marijuana à des fins médicales. Les Drs Kahan et Srivastava prétendent que lusage du cannabis cause «des effets psychoactifs plaisants qui sont facilement confondus avec lanalgésie directe». Les cannabinoïdes produisent des actions centrales complexes, dont lanalgésie. Est-ce que les effets secondaires plaisants sont une bonne raison de refuser ce médicament à des malades chroniques? Ils ont dressé la liste dun certain nombre de risques, dont plusieurs sont controversés. Le potentiel cancérogène nest pas documenté par des données scientifiques cliniques. Lexposition à la fumée de cannabis (50 années-joints équivalant à un joint par jour durant 50 ans) nest pas à elle seule associée à la hausse des risques de cancer des voies aérodigestives. Lusage léger de cannabis (environ 1 joint par année) pourrait même réduire les risques de cancer du poumon2. Les propriétés anticancéreuses des cannabinoïdes sont fascinantes3. Les effets cognitifs du cannabis disparaissent après avoir cessé la consommation régulière (50 années-joints)4. Le risque daccidents fatals pourrait en réalité être réduit à la suite de la consommation de cannabis par rapport à des groupes de contrôle5. Aucun cas dabus de cannabinoïdes sur ordonnance na été documenté6. La plupart des recherches sur le cannabis ont été effectuées sous le paradigme de la prohibition et létude des risques na pas été bien équilibrée par les résultats dautres recherches qui simposent sur ses bienfaits. Toutes les drogues et tous les médicaments comportent des risques. Le fait de rejeter le potentiel thérapeutique du cannabis et des cannabinoïdes pour des motifs de toxicité et de dépendance possibles reviendrait à jeter le bébé avec leau du bain.
Footnotes Ces réfutations sont les réponses des auteurs à qui on avait demandé de débattre de la question suivante: La marijuana a-t-elle sa place dans la pratique médicale? Dans la section «Débats» du numéro de décembre (Le médecin famille canadien 2006; 52:1531-3 [Eng], 1535-7 [Fr]). Dans ces réfutations, les auteurs sopposent aux arguments de leurs opposants. Références
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