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Vol. 53, No. 10, October 2007, pp.1686 - 1693 Copyright © 2007 by The College of Family Physicians of Canada
Lidentification et traitement du trouble panique avec ou sans agoraphobieMise à jourGuillaume Foldes-BusqueÉtudiant au doctorat en psychologie à lUniversité de Québec à Montréal
André Marchand, PhD
Pierre Landry, MD PhD FRCPC
Correspondence à: Professeur André Marchand, Département de psychologie, Université du Québec à Montréal, C.P. 8888 succursale Centre-ville, Montréal, QC H3C 3P8; téléphone 514 987-3000, poste 8439; télécopieur 514 987-7953; courriel marchand.andre{at}uqam.ca Lanxiété est une émotion normale, mais elle sera considérée comme pathologique si elle atteint une intensité qui hypothèque le fonctionnement de lindividu. Lune des manifestations les plus handicapantes de la réaction anxieuse excessive est lattaque de panique (AP). LAP est un épisode discret danxiété soudaine et très intense qui se caractérise par lapparition de plusieurs symptômes somatiques et cognitifs. Tout comme les autres formes danxiété, elle peut être une manifestation normale de la réponse de combat ou fuite. Il arrive aussi quelle survienne en labsence de menaces ou de dangers réels où quelle constitue une réaction anxieuse dintensité disproportionnée. Dans ces cas, lAP peut sinscrire dans le cadre dun trouble mental, dont le plus fréquent est le trouble panique avec ou sans agoraphobie (TP/A)1. Les AP sont relativement fréquentes; de 21% à 28% des individus de la population générale rapportent en avoir fait lexpérience alors quentre 3,7% et 5,1% des individus manifeste un TP/A au cours de leur vie1–3. De façon générale, 2 fois plus de femmes que dhommes en sont atteints1,2,4. En soins de première ligne, la prévalence du TP/A se situe entre 2,8% et 8,3%4–6. De plus, près de 20% des patients atteints de TP/A consultant en première ligne présentent des idées suicidaires7. La forte composante somatique des AP ainsi que lanxiété intense quelles provoquent chez les patients atteints de TP/A incitent une forte proportion des patients à consulter un médecin de première ligne ou un médecin durgence8,9. Plusieurs études montrent que le diagnostic des troubles anxieux, incluant le TP/A, échappe au médecin dans 50% des cas10. Cette situation semble sexpliquer par le fait que tant le médecin que le patient centrent leur attention sur les symptômes physiques et leurs causes organiques10. Dans le cadre détudes sur le TP/A, 70% des patients avaient été évalués par 10 médecins ou plus avant que le diagnostic soit posé10–12. Le contact privilégié entre lomnipraticien et les patients ayant un TP/A le place dans une position de choix pour identifier ce trouble et orienter le patient vers une ressource appropriée (psychologue ou psychiatre) ou amorcer luimême le traitement afin déviter laggravation du TP/A et de limiter les coûts personnels et sociaux qui y sont associés. Toutefois, les écrits montrent quune forte proportion des patients traités pour un TP/A par le médecin de famille reçoivent un traitement sous optimal13. En fait, les traitements recommandés pour ce trouble psychiatrique sont peu connus des médecins de famille14. Cet article a pour but de renseigner lomnipraticien sur lidentification précoce et le diagnostic du TP/A ainsi que les modalités de traitement qui sy rattachent. Le fait de poser rapidement un diagnostic permet de traiter le plus rapidement possible le TP/A afin déviter laggravation de létat du patient tel que lapparition dagoraphobie ou dune dépression. Cette possibilité est dautant plus réelle que la consultation concernant les symptômes et difficultés en lien avec les AP ou le TP/A a le plus souvent lieu dans lannée suivant la première AP2. Qualité des données Les données et recommandations présentées proviennent dune recension des écrits scientifiques réalisée via les banques de données PsycLIT, PsyINFO et MEDLINE (1985 à 2006) en utilisant les descripteurs panic disorder, psychotherapy, psychosocial treatment, treatment et pharmacotherapy. La documentation ainsi sélectionnée provient détudes contrôlées, de synthèses des écrits pertinents et de méta-analyses concernant le traitement du TP/A. Les recommandations formulées par les auteurs sappuient sur des données probantes provenant détudes de niveau I qui respectent les standards suivants: rigueur et assignation aléatoire des participants, études prospectives, évaluation à double insu, utilisation de critères dexclusion et dinclusion, procédure diagnostique fiable, taille de léchantillon suffisante ainsi quune puissance statistique et des analyses statistiques appropriées. Les données concernant le diagnostic et lévaluation du TP/A proviennent détudes épidémiologiques et cliniques, de consensus entre différents spécialistes, de chapitres de livre et darticles empiriques. Diagnostic du trouble Le premier élément à considérer afin de dépister un TP/A est la présence dAP. Selon le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4ième édition, texte revisé (DSM-IV-TR)15, une AP est un épisode bien délimitée de crainte ou dinconfort intense qui survient de façon brutale et qui atteint son sommet dintensité en moins de 10 minutes (tableau 1). Dans le cas dun patient atteint de TP/A selon le DSM-IV-TR15, au moins 1 des attaques est apparue de manière imprévisible, et cellesci apparaissent de manière récurrente (tableau 2). De plus, 58% des patients chez qui un diagnostic de TP/A est définitif ou probable rapporte avoir eu au moins une AP nocturne16.
Au moins 1 des AP est suivie dun des éléments suivants pendant une période dau moins 1 mois: une anticipation face à la réapparition des AP, une crainte concernant leurs causes ou leurs conséquences ou encore un changement significatif de comportement en raison dune crainte liée aux AP. Un di agnostic de trouble panique avec agoraphobie sera posé lorsquà ces difficultés sajoute une anxiété importante face au fait de se trouver dans des situations ou des endroits dans lesquels le patient perçoit quil lui serait difficile de fuir ou de recevoir de laide si une AP venait à surgir. Ces situations sont soit évitées, vécues avec une détresse importante ou tolérées uniquement lorsque le patient est accompagné. Identification Dans le contexte de la médecine générale, 75% à 90% des patients anxieux consultent initialement pour un symptôme physique10. La vaste majorité (81%) de ces plaintes concernent 1 ou des symptômes de douleur sapparentant à des problèmes cardiaques, gastro-intestinaux et neurologiques17. Lidentification du TP/A est donc compliquée en raison de limportant chevauchement entre les symptômes des AP et ceux de diverses maladies physiques. Lorsque que les symptômes du patient suggèrent la présence dAP ou dun TP/A, la première étape de lévaluation consiste à déterminer la présence dune AP. En plus de lidentification des symptômes somatiques et cognitifs, les écrits tendent à montrer que demander simplement au patient sil a fait lexpérience dAP est un moyen efficace et rapide didentifier ce trouble18–20. Ensuite, dautres questions viseront à confirmer la présence dune AP en faisant ressortir son caractère spécifique, soit son apparition brusque, sa montée soudaine, son intensité élevée et la présence dau moins 4 symptômes tirés du tableau 1. Si les critères dune AP sont satisfaits, il faudra déterminer sil sagit dun symptôme dun trouble anxieux, car celleci nest pas nécessairement synonyme de TP/A. Le TP/A se distingue par le caractère inattendu des AP, leur récurrence, ainsi que par la préoccupation ou les changements de comportements importants qui sy rattachent. En fait, la question clé à poser afin de distinguer le TP/A des autres troubles anxieux est la suivante: «Que craignez-vous quil se produise?». Le motif de lévitement demeure un élément essentiel pour établir le diagnostic. Par exemple, le patient atteint dune phobie sociale évitera les foules ou bien les rassemblements par crainte dêtre humilié ou jugé négativement et non davoir de la difficulté à séchapper ou de trouver du secours en cas dAP. Le tableau 3 présente des exemples de questions tirées de la littérature18–21 et de notre expérience clinique afin de faciliter lidentification des éléments présentés ci-haut. Dautres outils tels que le Prime-MD ou lÉchelle dévaluation de la panique et de lagoraphobie (EEPA), disponible en version pour le clinicien et pour le patient22–25, peuvent être utiles pour confirmer ou préciser le diagnostic18,23–25. LEEPA comporte lavantage dêtre sensible aux changements, ce qui pourra être utile pour suivre lévolution du patient advenant quun traitement soit jugé nécessaire26. À notre connaissance, seul lEEPA a été validé en français25 alors que la version clinicien du Prime-MD a été traduite en français27.
Un autre moyen de confirmer la présence dAP est lutilisation dexercices qui peuvent potentiellement les déclencher. Le tableau 4 propose une sélection dexercices pouvant être utilisés afin de provoquer des symptômes similaires à une AP28. Le médecin pourra choisir le ou les exercices à utiliser en fonction de la symptomatologie rapportée par le patient. Ainsi, on pourra demander à un patient craignant détouffer de shyperventiler ou de respirer à travers une paille. Le questionnement du patient suite à lexercice pourra permettre de déterminer si le test a provoqué un début dAP ou des symptômes similaires à ce qui est ressenti par le patient lors de ses malaises. Nous recommandons toutefois de centrer lévaluation sur les réactions somatiques et non sur le niveau danxiété rapporté par le patient, car celui-ci sera probablement moins élevé que lors dune AP typique étant donné que lindividu se trouve dans un contexte sécurisant (cest-à-dire, en présence dun médecin).
Tel que mentionné dans le DSM-IV-TR15, le diagnostic de TP/A ne peut être posé que sil sagit de la meilleure explication des symptômes (cest-à-dire, sils ne sont pas mieux expliqués par une cause organique ou un autre trouble psychiatrique). Il faudra donc exclure les maladies dapparitions soudaines (p.ex., la crise convulsive, la dys-fonction vestibulaire, la crise dasthme, larythmie, lischémie coronarienne, lhyperthyroïdie, lhyperparathyroïdie et le phéochromocytome) comme cause possible des symptômes. Dans tous les cas, lévaluation médicale demeure pertinente afin de sassurer que les symptômes ne sont pas un signe dune maladie grave expliquant le trouble ou associée au TP/A. Cependant, il est possible de minimiser le nombre dexamens parfois multiples, invasifs et coûteux, en considérant rapidement un diagnostic de TP/A en utilisant les questions présentées dans le tableau 3. Lorsquun TP/A est suspecté et quune évaluation médicale savère nécessaire, il sera utile daviser le patient de cette possibilité et de mentionner quil sagit dune démarche de routine. Autrement, la procédure pourrait avoir pour effet daugmenter lanxiété du patient face à ses symptômes et exacerber ses difficultés car celui-ci pourrait interpréter la prescription des différents tests comme une confirmation de ses craintes (p.ex., peur de mourir, de faire une crise cardiaque). Lorsque bien présenté, le processus dévaluation médicale peut faciliter létablissement dun lien de confiance avec le patient et promouvoir son implication et lobservance au traitement. En effet, il est important que le patient sente que ses symptômes sont reconnus comme étant réels, quils ne sont pas uniquement le produit de son imagination et ce, même si leur cause est psychologique. À ce titre, il peut être utile de présenter le TP/A comme lexacerbation dune réaction anxieuse dite normale face à une situation anxiogène. Lomnipraticien pourra ajouter que ce dérèglement semble être dû à un ensemble de facteurs tels quune sensibilité physiologique à lanxiété, lexpérience dévénements stressants et certaines façons de penser ou dinterpréter de manière catastrophique les sensations physiques. La combinaison de ces facteurs contribue à diminuer le seuil de tolérance aux symptômes anxieux, ce qui peut mener au déclenchement et à la récurrence des AP28. Traitements de choix Après avoir posé un diagnostic provisoire de TP/A, le médecin peut, en collaboration avec le patient, sélectionner loption de traitement la plus appropriée pour ce dernier. Parmi les modalités de traitement étudiées, la psychothérapie dorientation cognitivo-comportementale (TCC), la pharmacothérapie ou la combinaison des deux sont les mieux documentées et les plus efficaces29–35. La TCC demeure la psychothérapie la plus recommandée. Celle-ci se déroule habituellement en 12 à 18 séances. Le traitement inclut la psychoéducation (démystification de la panique et de ses conséquences, modification du discours intérieur, faire face à la panique, etc.), des exercices pour apprivoiser les sensations et situations redoutées (exposition aux stimuli intéroceptifs, lentraînement quotidien, lexposition aux sensations de panique dans les situations évitées auparavant), des stratégies complémentaires (rééducation respiratoire, relaxation, correction des cognitions, soutien positif de lentourage) et une méthode de maintien des acquis. La TCC peut se faire individuellement, avec la participation du conjoint à certaines séances ou encore en groupe. La TCC pour le TP/A agit en permettant au patient de désapprendre lassociation entre la peur et les sensations physiques de lanxiété36. Il sagit dun élément important car cette association semble être un facteur prédisposant aux attaques de panique et peut prédire les rechutes post-traitement37. La TCC savère plus efficace quun traitement placebo ou labsence de traitement et se montre supérieure ou équivalente à la pharmacothérapie29,30,32–35. Par ailleurs, la thérapie combinant la TCC et un agent pharmacologique est plus efficace quun placebo ou que la pharmacothérapie utilisée seule32. Toutefois, le traitement combiné présente un avantage au post test par rapport à la TCC seule, mais celui-ci se dissipe ou sinverse lors de suivi à long terme21,32,35,38. De plus, la TCC occasionne des effets de plus grande ampleur que les autres modalités de traitement33. La TCC se distingue des autres types de thérapie par le faible taux dattrition quelle occasionne32,33,35, le fait quelle est la plus bénéfique en terme de maintien des gains thérapeutiques à long terme33,35,38,39, son faible coût36,40,41 et, finalement, par le fait quelle nentraîne aucun risque de dépendance aux médicaments ni deffet secondaire. Suite à une TCC, 80% à 95% des individus présentent une amélioration cliniquement significative et parviennent à un niveau de fonctionnement adéquat42,43. Ainsi, plusieurs méta-analyses basées sur des études contrôlées identifient la TCC comme traitement de premier choix pour ce trouble anxieux. Dans les cas où laccès à des ressources spécialisées est impossible ou difficile, le médecin de famille pourra opter pour une monothérapie pharmacologique. En effet, quoique moins efficace que la TCC, la pharmacothérapie exige moins deffort du patient et agit rapidement, en plus dêtre plus facilement accessible. Trois types de médicament se sont avérés efficaces pour le traitement du TP, soit les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS), les antidépresseurs tricycliques (ATC) et les benzodiazépines (BZD)31–33,35,44. Ces 3 options sont généralement defficacités comparables; par contre, les BZD agissent plus rapidement que les ISRS31–33,35,44. Les ISRS sont habituellement mieux tolérés que les ATC et entraînent moins de problèmes de dépendance que les BZD44. Pour ces raisons, les ISRS sont généralement recommandés comme traitement pharmacologique de première ligne31,42,45–47. Parmi les ISRS, la fluoxétine, la paroxétine et la sertraline sont approuvés aux États-Unis pour le traitement du TP et se sont avérés efficaces, sécuritaires et bien tolérés48 tout comme la venlafaxine XR, un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine et de la noré pinéphrine (ISRSN)49. Les ISRS approuvés au Canada pour le traitement du trouble panique sont la paroxétine et la sertaline50. Puisque ces agents peuvent provoquer une certaine agitation en début de traitement et atteignent leur efficacité en 4 à 6 semaines pour le TP/A, il est recommandé dutiliser des dosent initiales plus faibles que celle utilisée dans le traitement de la dépression31,38,42,51. La dose sera augmentée graduellement pour atteindre la dose clinique (tableau 5).
Dans les cas plus sévères, il peut être cliniquement approprié de combiner un ISRS avec une BZD en attendant leffet thérapeutique de lISRS31,42,52. Cette méthode permet datteindre une stabilisation plus rapide de létat du patient et de diminuer lattrition. Si les BZD sont utilisées pour réduire les AP ou favoriser le sommeil, il est recommandé de les retirer graduellement une fois la dose clinique de lISRS atteinte52. Certains auteurs recommandent de maintenir les BZD pour une période allant de 6 à 12 semaines avant de les retirer graduellement42,45. Parmi les BZD, lalprazolam XR et le clonazepam sont les plus utilisées dans le traitement du TP/A42,45. Le clonazepam présente une demivie plus longue, ce qui a lavantage de diminuer les symptômes de sevrage42. Afin de faciliter ladhésion au traitement pharmacologique et de réduire les effets secondaires, il est recommandé de débuter avec la plus faible posologie et dinformer le patient sur les effets secondaires les plus fréquents et sur le risque déprouver des symptômes de sevrage si la médication est cessée abruptement. Offrir au patient la possibilité de rejoindre son médecin advenant la présence deffets secondaires augmente lobservance pharmacologique45,53. Enfin, il faut informer le patient sur le délai précédent la réponse thérapeutique et du fait quil faut maintenir la pharmacothérapie pendant une période dun an afin de diminuer le taux de rechute45,46. La plupart des études citées se sont déroulées dans des milieux spécialisés en psychiatrie. Toutefois, des données récentes issues dune étude contrôlée et randomisée majeure portant sur lefficience dun traitement combinant une TCC brève et un ISRS montrent que cette approche savère supérieure au traitement usuel offert par lomnipraticien qui, la plupart du temps, se limite à un traitement avec un ISRS53. La condition expérimentale comprend un ISRS prescrit et géré par le médecin de famille alors quun spécialiste du comportement est chargé doffrir une TCC de 6 séances. Laddition de cette dernière modalité à la médication a des effets favorables à 3 et 12 mois54. Finalement, on constate que, globalement, cette intervention tend à montrer un rapport coûtefficacité favorable55. La bibliothérapie pour le TP/A fait actuellement lobjet de recherche. Quoique cette forme de traitement apparaisse supérieure à labsence de traitement56,57, il nexiste actuellement pas suffisamment de données probantes sur lefficacité relative de cette modalité comparativement aux traitements pharmacologiques et la TCC. De plus, les données actuelles ne permettent pas de prédire quels patients bénéficieront de ce type dintervention58. Finalement, malgré ces recommandations, il ne faut pas perdre de vue que le choix de la modalité de traitement (TCC ou pharmacothérapie) revient indéniablement au patient, à condition quil soit bien informé des avantages et inconvénients de chacune. Dans tous les cas, il sera aussi utile dexpliquer au patient lorigine de ses sensations physiques (p.ex., lhyperventilation) et de conclure en lui expliquant que quoique les AP sont des expériences désagréables, elles ne sont pas dangereuses28. Conclusion Le TP/A est un problème souvent rencontré par le médecin de famille. Puisque les patients se présentent pour la plupart avec une plainte somatique, le médecin doit être à laffût des symptômes associés aux AP pour être en mesure de lidentifier. Le traitement de ces patients devrait inclure une TCC administrée par un psychologue ou un psychiatre familier avec son application au TP/A. La pharmacothérapie, de préférence un ISRS avec ou sans BZD, demeure une approche appropriée si laccès immédiat à des ressources spécialisées nest pas possible. Donc, si lomnipraticien rencontre un patient avec un TP/A, il devra être en mesure de poser un diagnostic et déviter au patient les inconvénients reliés à des investigations poussées et inutiles. Il aura aussi pour tâche de linformer sur le trouble panique et sur les différentes modalités dintervention, le tout dans le but de permettre au patient de choisir le traitement qui lui convient le mieux et daccéder rapidement à celui-ci. Ainsi, grâce à son accès privilégié à la population atteinte de TP/A, le médecin de famille est lun des professionnels de la santé le mieux placé pour identifier ce trouble et permettre au patient daccéder rapidement à un traitement efficace.
Acknowledgments Remerciements Ce travail a été réalisé grâce à une bourse du Groupe inter-universitaire de recherche sur les urgences, une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada ainsi que du soutien constant du Centre de recherche Fernand-Seguin et de la Clinique dintervention cognitivo-comportementale de lHôpital Louis-H. Lafontaine. Footnotes This article has been peer reviewed. Aucun déclaré References
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