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Vol. 53, No. 5, May 2007, pp.802 - 803 Copyright © 2007 by The College of Family Physicians of Canada
Réfutation: Les bêtabloquants ont-ils un rôle dans le traitement de lhypertension?OUINadia Khan, MD FRCPC MScProfesseure adjointe au Centre des sciences de lévaluation de la santé et des résultats de la Division de médecine interne générale à lUniversity of British Columbia à Vancouver
Finlay A. McAlister, MD FRCPC MSc
Le mauvais contrôle de la tension artérielle chez les patients souffrant dhypertension compte au nombre des problèmes sérieux en santé publique au Canada1. Il nous faut donc être très prudents avant de retirer des agents efficaces - avec lesquels les cliniciens sont à laise et quils connaissent - de larsenal des antihypertenseurs. Nous convenons avec Dr McCormack que les bêtablo-quants ne sont pas efficaces chez les plus âgés et que ces médicaments devraient être évités comme monothérapie initiale dans ce groupe. Par ailleurs, contrairement à laffirmation de Dr McCormack, nous considérons que pour de nombreux patients, le potentiel du «2 pour 1» des bêtabloquants en fait des adjuvants intéressants (p.ex. chez les patients atteints dhypertension et din-suffisance cardiaque ou dangine). Dr McCormack nest pas daccord lorsque nous affirmons que les bêtabloquants sont efficaces pour prévenir les accidents cardiovasculaires lorsquils sont mis à lépreuve comme monothérapie. Même sil reconnaît que la réduction relative des événements cardiovasculaires avec les bêtabloquants par rapport au placebo dans les 2 études avec des sujets plus jeunes était de 14% et statistiquement significative (intervalle de confiance [IC] à 95% 0,746–0,996; P = ,04)2, il fait remarquer que la réduction du risque absolu nétait que de 0,5% et croit, par conséquent, que le recours à cet agent nest pas justifié. Le lecteur avisé saura, par contre, que les réductions du risque absolu sont largement influencées par le point de repère du risque et que très rares sont les thérapies préventives qui sont attrayantes chez les patients plus jeunes si lon ne se concentre que sur la réduction du risque absolu. Par exemple, dans létude du Conseil médical de la recherche sur le traitement de lhypertension légère à laquelle le Dr McCormack a fait allusion (une des rares études contre placebo mettant à lépreuve lefficacité des diurétiques thiazidiques chez les plus jeunes patients ayant une légère hypertension; âge moyen de 52 ans et pression artérielle moyenne de 161/98 mm Hg), les diurétiques thiazidiques ont réduit le risque relatif des accidents cardiovasculaires de 21% (IC à 95% 0,65–0,97; P = ,02), mais les résultats se sont traduits par une réduction du risque absolu de seulement 0,8%3. Dr McCormack préconiseraitil de ne pas utiliser les diurétiques thiazidiques chez les patients plus jeunes atteints dhypertension en se fondant sur cette réduction modeste du risque absolu? Nous ne le ferions pas. Dans le traitement de lhypertension, les cliniciens doivent se rappeler des points suivants:
Références
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