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Vol. 53, No. 9, September 2007, p.1432 Copyright © 2007 by The College of Family Physicians of Canada
Réfutation: Faut-il éviter les β-agonistes dans les cas de bronchopneumopathies chroniques obstructives modérées et graves?NONShawn D. Aaron, MDDre Salpeter maintient quune monothérapie avec des β-agonistes pourrait être dangereuse pour des patients souffrant dasthme. Cest peut-être vrai, mais la question débattue ici concerne lutilisation des β-agonistes pour les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO) et non pas pour lasthme. De nombreuses études cliniques denvergure et réalisées de manière appropriée1 ont confirmé que les β-agonistes étaient extrêmement efficaces pour améliorer la fonction pulmonaire, soulager la dyspnée, améliorer la qualité de vie et prévenir les exacerbations chez les patients souffrant de BPCO2,3. Dimportantes études cliniques récentes ont aussi confirmé linnocuité des β-agonistes pour les patients atteints de BPCO. La seule méta-analyse dont les résultats divergent par rapport aux autres est celle de Dre Salpeter4. Cette méta-analyse comportait des lacunes sérieuses. Seulement 4 études publiées concernant les β-agonistes étaient incluses, même si plus de 15 études existaient dans les ouvrages scientifiques. De plus, les auteurs nont pas tenté dobtenir des données sur la mortalité de bon nombre des importantes études contrôlées randomisées publiées sur le sujet. Les 4 études incluses dans la méta-analyse contenaient des publications en duplicata. Une proportion de 60% des résultats de la méta-analyse provenaient des données dune seule étude. Les résultats de cette méta-analyse ne sont tout simplement pas fiables. Létude TORCH (Towards a Revolution in COPD Health), une étude clinique contrôlée randomisée à double insu contre placebo démontrait sans équivoque que les 1 521 patients traités avec le β-agoniste salmétérol à effet prolongé pendant 3 ans avaient une chance de survie légèrement plus élevée (sans être un résultat statistiquement significatif) que les 1 524 patients traités avec un placebo (ratio de risque de 0,88, intervalle de confiance à 95% [IC] de 0,73 à 1,06)5. Létude TORCH portait sur un bien plus grand nombre de sujets que dans lensemble de la méta-analyse des 4 études par Salpeter. De plus, on a constaté des bienfaits pour la survie pendant 3 ans chez les patients traités avec des produits combinant le fluticasone et le salmétérol par rapport aux patients recevant un placebo (ratio de risque de 0,83, IC à 95% de 0,68 à 1,0) Les patients traités soit au salmétérol ou avec la combinaison fluticasone-salmétérol avaient une meilleure fonction pulmonaire, une meilleure qualité de vie et de 15% à 25% de moins dépisodes dexacerbation que ceux recevant le placebo. Par conséquent, les produits combinant les β-agonistes et les corticostéroïdes inhalés semblent améliorer la fonction pulmonaire et la qualité de vie, réduire les exacerbations et aussi augmenter légèrement les chances de survie. Il est indubitable quils ne causent pas la mort des personnes atteintes de BPCO!
Footnotes Ces réfutations sont les réponses des auteurs à qui on avait demandé de discuter de la question à savoir sil faut éviter les β-agonistes dans les cas de bronchopneumopathies chroniques modérées et graves dans la section Débats du numéro daoût (Le Médecin famille canadien 2007; 53:1290–3 [ang], 1294–7 [fr]). Références
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