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Vol. 54, No. 8, August 2008, pp.1104 - 1106 Copyright © 2008 by The College of Family Physicians of Canada
Les hospitaliers répondent-ils mieux aux besoins des patients hospitalisés que leurs médecins de famille?OUIDarryl Samoil, MD CCFP(EM) FCFPDirecteur médical du Fraser Health Authority Hospitalist Program, à Langley, en C.-B Correspondance à: Dr Darryl Samoil, Fraser Health Authority Hospitalist Program, Langley Memorial Hospital, 22051 Fraser Highway, Langley, BC V3A 4H4; téléphone 604 807-4658; courrielDarryl.Samoil{at}fraserhealth.ca Quand jai terminé ma résidence en médecine familiale en 1990, le terme «hospitalier» nexistait pas. On a commencé à lutiliser vers le milieu des années 1990, quand il a été décrit par Robert Wachter et Lee Goldman1. Je croyais alors avoir une bonne idée du genre de pratique familiale complète que jaurais pendant les prochains 20 ans. En fin de compte, je navais aucune idée de là où ma carrière mamènerait. Quand jai commencé ma pratique, je trouvais le travail très intéressant et satisfaisant. Je faisais de lobstétrique et des services de garde à lurgence, jallais dans les centres daccueil et je faisais des visites à domicile. Jai pu intégrer la médecine durgence dans ma pratique en travaillant régulièrement à lurgence et en passant lexamen de Certification du Collège des médecins de famille du Canada en médecine durgence. Aujourdhui, je me retrouve à travailler comme hospitalier. Que sest-il passé? Je me rends maintenant compte quun certain nombre de changements mineurs mais dignes de mention se sont produits avec le temps. Amélioration inévitable Dabord, la croissance naturelle de la population a fait croître la circulation routière la durée des déplacements entre mon cabinet et lhôpital. De plus, la quantité de paperasse administrative au bureau semblait se multiplier et je trouvais de moins en moins de temps dans une journée pour faire les visites à lhôpital. En outre, on a agrandi lhôpital, et il me fallait plus de temps pour faire les visites, quand jarrivais à my rendre. Un jour, jessayais de trouver un remplaçant et les seuls médecins disponibles travaillaient tous en cabinet. Ils ne voulaient pas faire le travail du service de garde ni à lhôpital. À cause de ces changements2–4, mes collègues ont commencé un après lautre à renoncer à leurs privilèges hospitaliers, nous laissant de moins en moins nombreux à nous occuper des patients hospitalisés. Avec laide de la direction de lhôpital, nous avons organisé un système bien défini et prévisible de quarts de travail auprès des patients sur les étages. Le système a rapidement pris de lexpansion et peu de temps après, la majorité des patients de lhôpital étaient admis par ces hospitaliers. Cette façon de fournir les soins hospitalisés a produit certaines améliorations observables. Le personnel infirmier trouvait quil avait moins dappels téléphoniques à faire pour joindre les médecins, ce qui voulait dire plus de temps pour les patients. Les médecins estimaient quaprès une longue journée de travail à lhôpital, ils pouvaient rentrer chez eux sachant que leurs patients seraient soignés toute la soirée et pendant la nuit par les médecins qui restaient à lhôpital. Tous mes collègues qui avaient conservé leurs privilèges dadmission ont bénéficié de ce système en ayant toujours un médecin disponible sur place pour fournir des soins dans des situations urgentes. Les avantages se multipliaient. Les médecins qui travaillaient comme hospitaliers ont acquis plus de connaissances sur les maladies aiguës chez les patients hospitalisés. On a élaboré des protocoles pour traiter les problèmes courants. Les patients étaient vus dès leur admission après être passés à lurgence, leurs tests et investigations ayant été prescrits et examinés le même jour. Leur traitement définitif pouvait commencer plus vite, et le déplacement des patients sest amélioré. Les patients navaient plus à attendre toute la journée avant que leur médecin de famille vienne les voir (après leur journée au bureau). On pouvait nettoyer les lits et les préparer pour les prochains patients des heures plus tôt. La durée du séjour a diminué5–7 et la qualité des soins a semblé saméliorer8,9. Inquiétudes réprimées Même sil reste des questions à propos de la continuité des soins dans le modèle des hospitaliers10, je crois que les patients commencent à comprendre que leur médecin de famille ne peut être à 2 endroits à la fois et font confiance aux hospitaliers pour remplir son rôle. Les hospitaliers sont en mesure de consacrer le temps nécessaire pour aider les patients atteints de maladies aiguës. Ils sont accessibles pour parler aux familles sur les étages à nimporte quelle heure du jour ou de la nuit. Dans certains endroits, les hospitaliers travaillent à temps partiel tout en continuant leur pratique en cabinet de médecine familiale. Lorsquils voient les patients dautres médecins à lhôpital, ce nest pas bien différent dun service de garde dans un groupe de médecins de famille. En ce qui a trait au suivi, les hospitaliers communiquent avec les médecins de famille au moment du congé du patient par téléphone, par résumé écrit ou les 2. Ainsi, les soins appropriés peuvent se poursuivre quand le patient revient au bureau ou à la clinique de son médecin de famille. Pour les patients qui nont pas de médecin de famille ou de clinique identifiable, les hospitaliers, avec laide des membres de la famille, essaieront den trouver qui acceptent des patients pour des soins continus. À lavenir, la continuité des soins saméliorera grâce aux dossiers médicaux électroniques auxquels pourront avoir accès les médecins de famille à partir de leur cabinet. Ce système daccès est actuellement en place pour les médecins qui ont des privilèges hospitaliers et, espérons-le, pourra être élargi à tous les médecins de famille. Si je pouvais comparer les soins fournis par un hospitalier à ceux donnés par un médecin de famille dévoué et consciencieux, je dirais que, dans les meilleures circonstances, il pourrait ny avoir aucune différence dans la qualité des soins au patient individuel. Je crois toutefois fermement que les hospitaliers offrent un avantage considérable au système des hôpitaux parce quils améliorent collectivement la qualité des soins aux patients hospitalisés. Si les soins à ce groupe sont améliorés, alors toutes les personnes qui font ou pourraient faire partie de ce groupe en bénéficient aussi.
Footnotes Dr Samoil est directeur médical du Fraser Health Authority Hospitalist Program, à Langley, en C.-B. This article is also in English on page 1100. Les auteurs pourront réfuter les arguments de leur opposant dans Réfutation, dans un prochain numéro. Références
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