Can Fam Physician Vol.
55, No. 11, November
2009,
pp.e50
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e54
Copyright © 2009 by The College of Family Physicians of Canada
La douleur dun marinaTroubles musculosquelettiques, douleur chronique et invalidité chez les vétérans militaires
James M. Thompson, MD CCFP(EM) FCFP
Conseiller médical à la Direction de la recherche dAnciens Combattants Canada, à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard).
Roland Chiasson, MD
Lagent médical national dAnciens Combattants Canada, à Charlottetown.
Patrick Loisel, MD
Professeur à la Division dépidémiologie de lÉcole de santé publique Dalla Lana de lUniversité de Toronto.
Lt Col Markus Besemann, MD FRCPC Dip Sport Med
Physiatre et chef de la physiatrie et de la réadaptation des Services de santé des Forces canadiennes, à Ottawa (Ontario).
Tina Pranger, PhD OT(C)
Agente de programme de santé mentale pour ACC, à Charlottetown, et a été la première gestionnaire nationale du
Quelques années après avoir quitté la marine, un vétéran âgé de 50 ans* consulte un nouveau médecin de famille au sujet de douleurs chroniques au genou et au dos. Il cherche un nouveau médecin qui renouvellera ses ordonnances dopioïde et de benzodiazépine, laiguillera pour la poursuite de traitements dacuponcture et de massothérapie et remplira des formulaires de réclamation en cas dinvalidité pour ses douleurs au dos. Il a été libéré pour raisons médicales au grade dofficier marinier en raison de ses troubles au genou découlant dune fracture à bord dun navire. Il a subi deux entorses lombaires pendant des déploiements, mais sa lombalgie chronique nest apparue quaprès son départ des Forces canadiennes (FC). À sa libération des FC, il a suivi une réadaptation médicale, psychosociale et professionnelle complète dans le cadre du Programme de réadaptation dAnciens Combattants Canada (ACC) pour linvalidité associée à ses troubles du genou. Ces derniers temps, sa lombalgie chronique lempêche de maintenir un emploi civil et de profiter de la vie.
Le médecin examine ses antécédents, effectue un examen physique et des examens diagnostiques et obtient son dossier médical antérieur. Il diagnostique une lombalgie chronique de nature mécanique et une arthrose du genou, et sinquiète de létat de santé mentale du patient. Lorsque le médecin de famille tente dexplorer le diagnostic différentiel de santé mentale, le patient sagite dabord, mais réagit bien à lentrevue motivationnelle. Le médecin lui fixe des rendez-vous dans le but détablir une relation thérapeutique avec lui et remplit les formulaires dACC. Avec le consentement du patient, il envoie également une demande de consultation au bureau de district dACC, qui décrit ses problèmes de santé. Il ressort que le patient est admissible à réintégrer le Programme de réadaptation dACC pour que soit prise en charge linvalidité associée à sa lombalgie. La prise chronique dopiacé et de benzodiazépine par le patient peut cesser, et ce dernier peut optimiser sa participation à la vie.
Les médecins de famille jouent un rôle clé dans la prise en charge des vétérans aux prises avec une invalidité. Un Canadien sur dix dit être limité dans ses activités en raison de douleurs ou de malaises1. Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont la principale cause de libération du service militaire pour des raisons médicales2. Des vétérans des Forces canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de tous âges reçoivent des prestations dinvalidité en raison de TMS. Les TMS accaparent une importante proportion du budget de 3 milliards de dollars dACC. Ceux qui ont droit à des prestations pour des TMS associés au service militaire présentent souvent de la douleur chronique et des troubles de santé mentale comorbides, ce qui complique le traitement. Le présent document passe en revue une approche axée sur la médecine familiale de prise en charge dinvalidités chez les vétérans découlant de la douleur chronique associée aux TMS.
Invalidité
Le mot invalidité a un sens passablement large dans les ouvrages en médecine familiale. Apporter une aide efficace à une personne invalide dans le but de lui permettre de fonctionner normalement à la maison et au travail nécessite une approche axée sur linvalidité et les capacités résiduelles, plutôt que sur la maladie. Le problème de santé physique ou mentale dune personne entraîne une déficience de la fonction biologique. Les personnes présentant des déficiences ne sont pas toutes invalides. Linvalidité est limpact des déficiences sur le fonctionnement au quotidien dans un contexte social et environnemental3–6. Les TMS ne sont pas, à proprement parler, des invalidités; mais une personne souffrant de TMS est dite invalide si ces derniers ont des impacts fonctionnels découlant de la déficience et de barrières psychologiques, sociales ou environnementales7,8.
De cette définition de linvalidité et de celle de la « santé » comme étant « un état de complet bien-être physique, mental et social, et (qui) ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou dinfirmité »9 découlent trois éléments clés de la prise en charge dinvalidités, à savoir : - optimiser le traitement de la déficience physique ou mentale;
- aider le patient à sadapter mentalement et à apprendre
- vivre avec linvalidité;
- réduire les barrières environnementales sociales et physiques externes.
Approche de prise en charge dinvalidités associées à la douleur chronique
Lencadré 110,11 suggère une approche de prise en charge des invalidités associées à la douleur chronique. Une évaluation exhaustive est essentielle. Lintensité de lexpérience de la douleur et le degré de la participation définissent linvalidité associée à la douleur chronique8. Des données probantes solides indiquent quune approche reposant sur une réadaptation précoce et globale est à privilégier pour le traitement de la lombalgie et des autres TMS10. Le médecin de famille travaille avec une équipe, au besoin, afin de rassurer le patient, lui fournir une thérapie cognitivo-comportementale et des services de psychoéducation, réduire les barrières auxquelles il se heurte et lui permettre de reprendre ses activités12. Il importe de résoudre les contradictions découlant des intérêts divergents des multiples parties prenantes (les points de vue de lemployeur, de lassureur, des fournisseurs de soins de santé et de la famille). Lefficacité de cette approche a été démontrée par plusieurs études et travaux de synthèse2,10,13.
Encadré 1. Approche de prise en charge dune invalidité associée à des TMS accompagnés de douleur chronique10,11
| Ces éléments peuvent être mis en oeuvre en même temps. |
- Effectuer une évaluation complète de linvalidité à laide dapproches normalisées, pour répondre aux objectifs suivants :
- - établir le diagnostic des troubles qui contribuent à linvalidité;
- - caractériser limpacte de la déficience sur les capacités fonctionnelles;
- - évaluer les capacités mentales de fonctionnement et dadaptation du client; cerner les capacités et forces résiduelles;
- - cerner les barrières sociales et environnementales en tenant compte de la vie de famille, de la participation à la communauté, des loisirs et de lemploi.
- Définir les objectifs du traitement global de linvalidité et surveiller la progression vers latteinte de ces objectifs.
- Commencer la réadaptation pour optimiser le traitement des TMS et de la douleur, améliorer le fonctionnement et lindépendance et réduire les barrières environnementales sociales et physiques.
- Optimiser le contrôle de la douleur en faisant appel à la thérapie psychologique et à la médication, à lutilisation judicieuse danalgésiques non opioïdes et, seulement dans les cas où cela est clairement indiqué, à lutilisation prudente dopioïdes (tableau 2).
- Accorder très tôt une attention aux questions de santé mentale, à savoir :
- - aider le client aux prises avec de la douleur chronique à fonctionner et à sadapter;
- - déceler et traiter les troubles de santé mentale comorbides.
- Songer à collaborer avec une équipe de réadaptation et à partager la gestion du cas.
- Orienter le patient vers des spécialistes de la réadaptation en cas dinvalidité plus complexe, grave, réfractaire ou bien établie.
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TMS - troubles musculosquelettiques
Données tirées de Waddell et collab.10 et de Taiwo et Cantley11
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Collaboration interdisciplinaire
Il est peu probable que les médecins de famille fournissent tous ces soins seuls. Cest pourquoi il leur est conseillé de collaborer avec des spécialistes de la réadaptation, en ce qui concerne tout particulièrement les cas dinvalidités complexes ou bien établies2,14. Si les médecins de famille effectuent la gestion des cas, ils partagent ce rôle avec des gestionnaires de dossiers dinvalidité spécialisés. Les médecins de famille peuvent promouvoir la création déquipes locales de gestion de dossiers dinvalidité. Le fait de participer à ce genre déquipes peut savérer très satisfaisant pour les médecins de famille.
Troubles de santé mentale comorbides
Certains troubles de santé mentale, plus particulièrement la dépression, sont des comorbidités fréquentes des TMS et des invalidités associées à la douleur chronique15,16. Leur dépistage et leur traitement peuvent contribuer à améliorer les résultats17. Si les recherches sur les approches optimales se poursuivent, il en ressort tout de même que la médication et les traitements psychologiques ont tous deux des rôles à jouer. Les traitements psychologiques peuvent permettre de réduire ou de contrôler lhumeur négative, linvalidité et, dans certains cas, la douleur chronique12,18. Une explication non conflictuelle de la nature complexe de la douleur associée aux TMS permet souvent de contrer limpression que « le médecin pense que cest dans ma tête ». Le fait dexpliquer au patient quun traitement à la fois physique et psychologique serait vraisemblablement lapproche la plus efficace pour lutter contre ces troubles complexes le rend plus réceptif.
Contexte militaire
Il importe de tenir compte du contexte dans lequel se trouvent ceux qui présentent des invalidités associées au service militaire. De jeunes soldats en santé, dans la force de lâge, qui deviennent invalides des suites dune maladie ou dune blessure peuvent ressentir un profond sentiment de perte didentité et de santé, faisant en sorte quils se sentent « cassés » (dans largot militaire courant). Quand ils retournent à la vie civile, ils nont plus accès aux services de santé militaires et doivent se débrouiller seuls dans le système de santé civil. La perte didentité militaire comprend la perte de la « famille » militaire et un sentiment de désorientation face à une culture civile qui leur est peu familière. Bon nombre dentre eux disent avoir de la difficulté à trouver un médecin de famille, en particulier quand ils déménagent avec leur famille dans une nouvelle collectivité. Certains croient fermement que lorigine des troubles de santé qui apparaissent plus tard remonte à leur service militaire. Ces enjeux de nature contextuelle peuvent poser des barrières environnementales sociales et physiques qui définissent leur invalidité lorsquils présentent des troubles de santé chroniques.
Prise en charge de la douleur chronique dorigine non cancéreuse
La prise en charge de la douleur chronique nécessite un plan de traitement complet qui aborde la question de linvalidité dans son ensemble. Les approches non pharmacologiques sont essentielles et comprennent, selon le cas, une combinaison de thérapies physiques, déducation, de soins de santé mentale et de soutien social2,12 (encadré 110,11). Il importe que le patient sache que les analgésiques et les médicaments dappoint sont utilisés pour contrôler la douleur afin de faciliter dautres interventions qui réduisent linvalidité, pour lui permettre de reprendre ses activités normales, et quil est possible que la douleur ne soit jamais complètement éliminée.
Lencadré 219,20 suggère une approche à adopter dans les cas où un traitement chronique aux opioïdes (TCO) est jugé opportun. Le recours au TCO pour la douleur dorigine non cancéreuse peut accroître linvalidité, une approche qui peut être compliquée par des effets secondaires, une tolérance, une dépendance et des comportements illicites dont le détournement de médicaments21. Les données sur les bénéfices découlant de lutilisation dopioïdes pour le traitement de la douleur chronique sont équivoques22. Les opioïdes à action prolongée nempêchent pas nécessairement une utilisation incorrecte21. Bien quil importe dévaluer les patients avant de leur suggérer un TCO, il nexiste pas doutil dévaluation généralement accepté23. Le modèle de la peur/de lévitement de la douleur chronique pourrait expliquer pourquoi certaines personnes recevant un TCO entrent dans une spirale dévitement croissant et de dysfonction persistante24. Des lignes directrices recommandent de documenter le consentement éclairé et signé pour le TCO19. Si le TCO ne contribue pas à améliorer les capacités, il est suggéré de le retirer ou de le remplacer par un autre traitement.
Ressources
Ressources pour les médecins
Ressources pour les vétérans
- Anciens Combattants Canada: 866 522–2022 (français) ou 866 522–2122 (anglais)
- Consulter le www.vac.gc.ca et cliquer sur « Services et avantages »
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| Encadré 2. Approche de traitement chronique aux opioïdes (TCO) de la douleur chronique dorigine non cancéreuse
- Sassurer dabord que les options non médicamenteuses ont été tentées sans succès (Encadre 1).
- Préciser la raison pour laquelle le TCO est pris en considération pour latteinte des objectifs de traitement.
- Estimer les avantages et les risques en ce qui concerne lessai dun TCO à la lumière des antécédents et des résultats de lexamen physique et des tests de dépistage de drogues, à laide dun outil dévaluation et en tenant bien compte du fait que lévaluation du risque nest pas une approche diagnostique robuste :
- - avantage (probabilité de réponse plus faible) : état de la douleur mal défini, trouble somatoforme probable, questions juridiques ou dindemnisation non résolues, troubles pour lesquels des facteurs contributifs psychosociaux importants sont plus probables (certains types de lombalgie chronique, céphalée quotidienne, fibromyalgie).
- - risque (probabilité accrue de promouvoir labus ou linvalidité) : antécédents personnels ou familiaux dabus dalcool ou de drogues, patient relativement jeune, présence de troubles psychiatriques.
- Orienter le patient vers une équipe de spécialistes du traitement de la douleur dans les cas suivants :
- - il y a un risque accru de non-respect, de dépendance, dabus ou dinvalidité;
- - il y a présence de troubles mentaux comorbides, de problèmes sociaux ou de barrières environnementales.
- Si lanalyse avantage/risque semble favoriser lutilisation dun TCO, observer les éléments suivants :
- - établir, avec le patient et de manière concertée, les objectifs de traitement et planifier un essai limité;
- - obtenir le consentement informé et signé du patient pour le TCO;
- - commencer le traitement à une faible dose si le patient na jamais pris doïdes et laugmenter lentement en surveillant les effets secondaires;
- - surveiller périodiquement les effets sur le contrôle de la douleur, les fonctions sociale, mentale et physique, lusage excessif ou croissant, le respect du plan de traitement et latteinte des objectifs; songer à effectuer des tests de dépistage des drogues.
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TCO - traitement chronique aux opioïdes
Données tirées de Chou et collab.19 et du College of Physicians and Surgeons of Alberta20
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Ministère de la Défense nationale
Les membres malades et blessés des FC reçoivent des traitements de réadaptation visant à rétablir leur préparation opérationnelle et, dans la mesure du possible, minimiser le risque dinvalidité. Le Programme de réadaptation des FC est affilié à des centres civils dexcellence en réadaptation désignés. Les équipes de réception des blessés (ERB) aident à coordonner la réadaptation multidisciplinaire régionale. Le ministère de la Défense nationale et ACC oeuvrent de concert à lintégration des services à lintention des membres qui retournent à la vie civile avec des invalidités associées au service militaire.
Anciens Combattants Canada
Les vétérans admissibles souffrant de TMS associés au service qui se traduisent par une invalidité ayant un impact sur leur réinsertion à la vie civile ont accès à des services offerts par ACC, notamment la gestion personnalisée de leur dossier, des avantages financiers, du soutien à la réorientation professionnelle, des services de réadaptation complets comprenant lorientation accélérée vers des psychologues, ergothérapeutes, travailleurs sociaux et spécialistes de la réadaptation professionnelle, ainsi que dautres services, dont des programmes de gestion de la douleur25. Pour les clients avec des problèmes dabus dalcool ou dautres drogues, des services dévaluation et de traitement spécialisés sont disponibles. Des conseillers de secteur dans les bureaux de district dACC fournissent des services de gestion de cas et acceptent volontiers de collaborer avec des médecins de famille.
Emploi inapproprié de médicaments
Certains patients font un usage abusif des traitements aux opioïdes. À linstar dautres organismes payants, ACC est obligé dutiliser des procédures dévaluation des ordonnances pour identifier les clients présentant des profils demploi abusif de médicaments. Les cas de réclamations qui sortent des paramètres acceptés sont renvoyés au Comité dexamen de lemploi abusif des médicaments (EEAM) afin den arriver en équipe (client, médecin du client et personnel régional et de district dACC) à une solution qui soit avantageuse pour le client.
Les médecins de famille et ACC
ACC sollicite la collaboration des médecins de famille et se fie à ces derniers pour obtenir des documents nécessaires à la prestation de services aux vétérans. Les médecins de famille peuvent les encourager à communiquer avec ACC et envoyer des demandes de consultation au bureau de district local dACC.
| Dossiers sur la santé des anciens combattants est une série trimestrielle darticles publiés dans la revue Le Médecin de famille canadien en partenariat avec Anciens Combattants Canada. Les articles exposent des situations vécues par des médecins de famille qui traitent des anciens combattants. Pour en savoir plus sur cette série darticles, veuillez communiquer avec le Dr Jim Thompson, Anciens Combattants Canada, Charlottetown, Î.-P.-E., courriel : research-recherche{at}vac-acc.gc.ca
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| POINTS SAILLANTS
- La prise en charge dune invalidité nécessite loptimisation du traitement de la déficience, le soutien à ladaptation mentale et la réduction des barrières environnementales sociales et physiques externes.
- La prise en charge dune invalidité a pour but daider le patient à atteindre une qualité de vie optimale en rétablissant sa santé, son indépendance et sa participation à la vie.
- Les médecins de famille jouent des rôles clés dans la gestion concertée des cas par Anciens Combattants Canada.
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| BOTTOM LINE
- Managing disability requires optimizing treatment of the impairment, assisting mental adaptation, and reducing external social and physical environmental barriers.
- The goal in managing disability is to assist patients in achieving optimal quality of life by restoring health, independence, and participation in life.
- Family physicians have key roles in collaborative disability case management with Veterans Affairs Canada.
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Footnotes
* Le cas présenté est fictif. 
Programme de réadaptation dACC.
Intérêts concurrents
Aucun déclaré
Les opinions exprimées sont celles des auteurs et ne représentent pas nécessairement le point de vue dAnciens Combattants Canada, ni celui du ministère de la Défense nationale/des Forces canadiennes.
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