Tableau 1.

Recherche canadienne pertinente à la médecine d’aventure

DOMAINE DE RECHERCHERÉSULTATS DES ÉTUDES
Traitement de l’hypothermie1 Modalités de réchauffement préhospitalier du torse pour hypothermie grave: étude comparative à l’aide d’un modèle humainChez les sujets qui ne grelottaient pas, une application externe de chaleur s’est révélée efficace pour atténuer le collapsus de réchauffement et faciliter le réchauffement central en toute sécurité… Les modalités étudiées semblent suffisamment pratiques et portables pour une utilisation préhospitalière.
Traitement de l’hyperthermie2 Refroidissement des pompiers hyperthermiques en immergeant les avant-bras et les mains dans l’eau à 10°C et à 20°CL’immersion de l’extrémité distale des membres dans de l’eau fraîche est simple, pratique et réduit le stress de la chaleur. Elle peut accroître le rendement au travail dans un environnement chaud et humide. Avec de l’eau à 20°C, il faudrait immerger l’avant-bras et les mains pour que ce soit efficace. Avec de l’eau à des températures plus basses, l’immersion de l’avant-bras et/ou de la main sera efficace, quoique l’augmentation de la surface pour le transfert de la chaleur au moyen de l’immersion de l’avant-bras soit plus avantageuse.
Œdème cérébral et pulmonaire provoqué par l’altitude3 Effets de l’acétazolamide sur les réactions respiratoires, cérébrovasculaires et vasculaires pulmonaires à l’hypoxieL’acétazolamide est bénéfique pour atténuer la vasoconstriction pulmonaire induite par l’hypoxie et les pressions accrues des artères pulmonaires et, par conséquent, peut être un moyen utile pour prévenir ou traiter l’œdème pulmonaire en haute altitude et l’hypertension pulmonaire non cardiogène.
Traumatisme et asphyxie provoqués par une avalanche4 Comparaison des taux de survie à une avalanche au Canada et en SuisseLes différences observées dans les courbes de survie à une avalanche entre les échantillons canadiens et suisses étaient associées à la prévalence de traumatismes et aux différences de la neige selon le climat. Quoiqu’il demeure essentiel d’éviter les avalanches pour la survie, l’apparition plus rapide de l’asphyxie, surtout dans les climats maritimes, met en évidence l’importance d’une extirpation rapide, idéalement dans un délai de 10 minutes. Des dispositifs de protection (casques, sac à dos ABS, émetteur-récepteur) contre les traumatismes et de meilleures habiletés cliniques dans les sauvetages organisés pourraient améliorer encore plus la survie.