Dre Josiane Cyr est une jeune médecin de famille. Elle n’exerce que depuis à peine 2 ans 1/2. Elle est issue du programme de résidence en médecine familiale de l’Université de Montréal; elle a complété sa formation post doctorale à l’UMF de Sacré-Coeur.
Josiane est née aux Îles-de-la-Madeleine, petit archipel situé dans le golfe du Saint-Laurent au large de l’Île-du-Prince-Édouard. Comme elle réussissait bien à l’école et manifestait des aptitudes pour les sciences et la biologie, elle a choisi très jeune de devenir médecin. Si, à un certain moment, elle a songé à aller en chirurgie, elle a plutôt opté pour la médecine familiale. « Je crois avoir fait le bon choix » dit-elle. « Je préfère être touche-à-tout plutôt que d’être cantonnée à un seul domaine. Si c’était à refaire aujourd’hui, je prendrais la même décision » affirme-t-elle.
Ce qu’elle apprécie le plus de la médecine familiale est la latitude que lui procure cette profession. Une fois, elle a pu se concentrer sur les pratiques qui lui plaisaient le plus et où elle se sentait le plus confortable. De fait, Josiane a une pratique variée: elle exerce au CLSC de Montréal-Nord où elle travaille notamment en soins aux adultes et à la clinique jeunesse, œuvrant notamment en contraception et ITSS. Ensuite, elle fait de l’hospitalisation en soins de courte durée, à l’Hôpital Fleury.
Enfin, Josiane travaille aussi en milieu carcéral. « C’est un lieu de pratique difficile mais que j’aime beaucoup. » Une fois par semaine, elle va à la Maison Tanguay où sont emprisonnées des femmes condamnées pour délits mineurs ou en attente de jugements. Ces femmes purgent des peines de moins de 2 ans pour divers actes, notamment ceux liés à la consommation de drogues et d’alcool, ou à la prostitution. Ces détenues ont des histoires difficiles: souvent violentées et abusées dans leur enfance, abandonnées et placées dans des centres-jeunesse. Plusieurs présentent des personnalités limites ou souffrent de dépression.
Sur le plan professionnel, Josiane manifeste de l’intérêt pour le suivi des patients transexuels. « Ce sont des patients marginalisés » dit-elle. « Ils sont souvent rejetés par la société et par leurs propres parents. Ces personnes ont beaucoup de difficultés à trouver un médecin qui accepte de les suivre et de les traiter ».
Pourquoi ne pas être retournée pratiquer aux Îles? Parce que la vie mais aussi la pratique médicale est plus diversifiée et intéressante en ville. « Je n’avais pas le goût de faire de l’urgence et des soins intensifs. » Elle garde toutefois un attachement profond à son pays d’origine bien qu’elle n’ait plus cet accent roucoulant qui caractérise les Acadiens de souche. Elle y retourne souvent en vacances. Elle s’ennuie de ses paysages et de ses plages.
Par ailleurs, Josiane a plusieurs autres talents. Elle joue notamment du piano et fait partie d’une chorale. Elle a aussi plein de projets: elle aimerait bien apprendre à faire de la voile et éventuellement fonder une famille.
Footnotes
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